Position commune... 27 dec 2001
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/site/fr/oj/2001/l_344/l_34420011228fr00830084.pdf
"Toda herramienta es un arma, si se empuña adecuadamente" "Tout outil est une arme, si on la saisit correctement" "Everything is an arm, if one grasp it correctly" Ani DiFranco
Description
:
(2004-01/02)n°3, p.12-25
11. Chine-Inde : le match du siècle. - Etienne, Gilbert [*45 doc.] - 1998
Avant, mauvaise perception de l’AL. Différents problèmes.
Auj. Montée de la gauche + des choses extraordinaires positives ou négatives. Ex : la mondialisation.
Etat des lieux
Introduction : interrogations sur la définition d’un espace (Amérique ibérique, AL, hémisphère occidental)
Espace apparemment limité, et qui appartient au continent américain.
Mais on parle d’AL :
Amérique
Le mot vient d’Europe. Navigateur italien : Amerigo Vespucci (16s).
Découverte de l’Amérique par le navigateur genevois C.Colomb1 le 12 octobre 14922. Il est arrivé aux Bahamas en pensant découvrir une partie du continent asiatique (Inde occidentale) d’où l’appellation « d’indiens ». Le 1er a pensé l’Amérique comme un nouveau territoire est Vespucci.
Latine
Notion française. Fin 19s : guerre de sécession entre le Nord et Sud des Us.
Doctrine du Saint-simonisme : idée de latinité.
Sous Napoléon 3, la France a aidé la Roumanie à accéder à l’indépendance ; l’Italie à réaliser son unité.
Les soldats français débarquent au Mexique car non paiement des dettes. Napoléon y installe un empereur des Habsbourg (Maximilien). L’armée française soutient les autorités impériales pdt la guerre de sécession.
Ce concept d’AL a été et est toujours contesté en Espagne.
En 1978, se pose la question de l’appellation des anciennes colonies. Finalement choix pour « ibérique(s) ».
US refuse ce concept et lui préfère un autre concept, vertical : hémisphère occidental.
Concept repris en AL.
Lors de la constitution des NU, des groupes régionaux ou sous-continent ont été constitués.
Les pays d’AL ont demandé à être regroupé sous le nom d’AL.
CEPAL.
Historiquement, c’est un espace directement ou indirectement « satellisé » par les puissances extérieures : européennes puis nord-américaine (colonies au 19s, puis économiquement auj.).
Les contraintes héritées
Géographiques
Elles ont joué un rôle historique important dans l’époque pré-coloniale (= pré-colombienne)3 et pendant l’indépendance. Rôle politique et culturel de structuration.
4 espaces :
- un espace couloir (entre mer et montagne)
C de l’empire inca pendant la période pré-colombienne.
Extension selon la ligne de crête des montagnes
Point culminant : Aconcogua.
- un espace fluvial
. Amazone : le + long du monde (+ 6000 m)
. Orénoque (Venezuela).
. Mississipi. A l'époque coloniale, il appartenait à la royauté espagnole.
. Le rio de la plata (Uruguay).
Structuration des espaces coloniaux
Les Portugais ont notamment construit de la sorte leurs empires.
- un espace des plateaux
C’est principalement le plateau mexicain.
Après le royaume aztèque, les espagnols ont constitué la « Nouvelle Espagne ».
- un espace des îles
2 parties :
. Les Grandes Antilles : on y parle encore espagnol.
Cuba/ République dominicaine/ Porto Ricco
. Les Petites Antilles : on y parle d’autres langues : le hollandais, français, créole (le papiamento).
Micro-Etats.
Historiques
. Héritage des langues latines : l’espagnol et le portugais.
. Héritage des cultures des colonisateurs.
Pas de division de l’empire portugais.
Déclencheur des indépendances : La France. Napoléon décide de partager dans sa famille les royaumes d’Espagne et du Portugal.
Concernant le Portugal, la Cour a été évacuée par les Anglais. Direction : Rio. La capitale de la colonie a ainsi assuré le gvt de la métropole.
L’indépendance a donc été non violente et relative.
Concernant l’Espagne : l’espace hispanophone compte 18 pays.
Dans les Petites Antilles, l’Espagne n’a pas disparu.
Mort de la population indigène car :
. Travail forcé not. dans les mines
. Santé – Virus européen : la variole.
Mais les populations d’origine n’ont pas toutes disparu. Elles sont même majoritaires en Bolivie/ Paraguay. Elles forment la moitié de la population au Pérou/ Equateur > une population indienne, la différence étant culturelle et non raciale.
A noter :
. Prix Nobel de la paix 1992 Guatemala : Rigoberta Menchu Tum : indienne Quiché qui milite pour la Df des DH et s’impose comme le porte-voix des populations indigènes (A alors 33 ans).
. Bolivie : 1er Président d’origine indienne : Evo Morales.
. Mouvement EZLN : armée zapatiste de libération nationale créée pour défendre les droits des indigènes au Mexique.
A coté des autochtones, les immigrants.
- les immigrants contraints
= emmenés par le commerce triangulaire (esclavage)
Not. AL intertropicale car une richesse : le sucre.
(Haïti : 1ère République noire indépendante. Peuplée à 85% de population africaine).
Idem : Jamaïque/ Cuba/ Brésil…
Colombie, Pérou : nouvelle C réserve des sièges aux minorités.
- les immigrants volontaires
. Europe : Espagne/ Portugal/ Italie/ Ancien empire russe/ All : au moment de l’industrialisation et de la réforme agraire.
Certains ont immigrés temporairement (le temps des récoltes). Ex : les italiens.
. Chine : exploitations
. Japon : une communauté important au Brésil. Idem au Pérou > le Président Alberto Fujimori.
Outre l’apport de population, influences anglo-saxonnes du fait de la proximité avec les US : Coca, baseball, mots de vocabulaire (= le « spanglish » = mots anglais latinisés. Ex : computador et non pas ordinador comme utilisé en Espagne).
Diversités et parentés
Diversités :
Cf. Marcel Niedergang Les vingt AL4.
20 entités politiques éclatées.
Antagonisme de voisinage notamment Bolivie/ Chili : pas de relations diplomatiques.
Le fait que chacun se soit rendu aux prises de fonctions réciproques de l’autre est un évènement.
Au 19s, G entre Bolivie/ Chili et Pérou. 1 accord a été trouvé avec le Pérou mais pas avec le Chili car la Bolivie a perdu sa façade maritime. Auj. cela lui pose encore plus de problèmes car elle vient de faire une découverte importante de gisements de gaz naturels. Or ces clients principaux sont le Mexique et les US. Pb de transport : soit une façade maritime, soit un gazoduc (mais refus des pays voisins à cause justement de cet antagonisme).
Autres antagonismes importants :
. Equateur/ Pérou
. Guerre du Chaco : Bolivie/ Paraguay. 100 000 morts.
. Un des pb-fil conducteur : un certain nombre de pays d’AL ont obtenu leur indépendance d’un autre : Paraguay (Brésil)/ République dominicaine (Haïti)/ Panama (Colombie)…
Vis-à-vis de l’Espagne.
Le 1er souvenir laissé est celui de la légende noire > Le plupart des nouveaux Etats coupent le lien et se tournent not. vers la France au 19s d’où l’adoption du code civil, de l’organisation…
De +, immigration d’espagnols pour tenter une nouvelle vie car leur pays a raté sa révolution industrielle.
Changement après 1978. Modèle de transition démocratique réussie. La perception de l’Espagne change.
Vis-à-vis des US.
La relation varie d’un pays à l’autre.
Soit rapport conflictuel : Mexique (une partie a été annexé) > Sentiment anti-américain malgré des liens économiques.
Soit image positive : Costa Rica. Les Us n’y sont jamais intervenus.
Religion différente.
Pas d’alignement systématique des religieux (not. protestantisme) sur les Us.
Parentés :
. Réseaux d’académies, qui travaillent pour assurer la communicabilité de la langue espagnole > Dico royal s’est ouvert à la diversité des Amériques.
. Industries culturelles.
Les Us y sont souvent intégrés car leur + grosse minorité est hispanophone (et a un pouvoir d’achat important).
des capitaux Us en AL
Des capitaux mexicains et vénézuéliens aux US not à Miami (pour répondre à cette dde)
+ Désormais des capitaux espagnols dans la presse et la radio au Mexique (Globo, Cisnero, Televisa).
. Données culturelles et sociales.
Malgré la percée des Eglises concurrentes, l’Eglise catholique reste n°1, et ce à commencer par le Brésil.
JP2 Culte marial > Canonisation en 2004-05 de la personne qui a découvert la Vierge du Mexique. Autre vierge importante : celle du Costa Rica : là aussi Vierge noire.
Football. Gestion politique au Brésil depuis 30’s. Le Président populiste autoritaire et très nationaliste, Getulio Vargas, a décidé dune politique d’Etat, d’où des résultats rapides.
Les dictateurs militaires argentins avaient aussi organisés la coupe du monde.
. La démocratie
Référent commun depuis 10 ans.
En 2000, le Mexique est devenue une démocratie à part entière (avant semi-démocratie car de 1927 à 2000 : un même parti, qui décidait de la part de l’opposition).
1 exception : Cuba
Haïti est en transition.
. Références collectives :
Thème de l’intégration politique. Il est présent dans tous les sommets.
Sentiment d’une identité, d’une culture communes
+ Culte laïque aux Pères de la Nation : Simon Bolivar (Colombie, Venezuela > religion laïque = enseignement de sa pensée comme matière à part entière) / San Martin5, libérateur du Chili, Pérou, Argentine.
. L’absence d’Etat
Tradition d’homme fort mais pas d’Etat fort.
Les Etats ont souvent été gérés de façon patrimoniale. Cf. la dictature de Trujillo en République dominicaine.
. Les inégalités de revenus sont les + importantes du monde en termes d’écarts (elles le sont moins en Europe et même en Afrique).
Conflits chroniques, un continent en faiblesse institutionnelle
Continent en situation de faiblesse. Déséquilibres.
Continent en émergence mais qui ne cesse d’émerger.
Déséquilibres porteurs de conflits : sociaux, régionaux
Les pays d’Amérique latine ont raté leurs indépendances. Absence de consensus permettant de résoudre les conflits politiques et sociaux. NRJ a été dilapidée dans les conflits internes, fin 19s mais aussi au 20s.
Inégalités : au brésil, les écarts de revenus en 90 de 1 à 60, et en 2005 de 1 à 85.
L’ Amérique latine est née endettée à l’égard de pays intéressés à capter les marchés latino américains alors qu’ils avaient jusqu’alors été protégés par l’Espagne. Endettements historiques massifs.
Réformes. Privatisations des services publics > de grands groupes ont repris.
Conflits interétatiques.
Conflits interétatiques
Ont accompagné l’instabilité politique. Révélateurs d’échecs institutionnels. Révolutions en cascade > Héros. Ex : Le Che.
Guérillas. Les guérillas sont toujours présentes auj :
. Un mouvement de c/guérilla particulièrement actif en Colombie, au Pérou, au Mexique.
. Hausse de la petite délinquance - Enlèvements de personnes (peu de raisons politiques, essentiellement financières) en Colombie, Brésil, Mexique, Salvador.
Chaque pays d’AL a des problèmes avec ses voisins.
Ex : Chili, Argentine.
Ex historique : le Brésil a eu des conflits frontaliers avec tous ses voisins.
Elections en Bolivie et au Pérou : Evo Morales a fait sa campagne sur des thématiques sociales et nationalistes (anti chiliennes).
Même cas de figure au Pérou : Ollanta Humala, ancien militaire putschiste, nationaliste, a fait des déclarations hostiles au Chili. Hostiles au Chili car à la fin du 19ème guerre, le Chili a gagné la guerre contre la Bolivie et le Pérou et a annexé une partie des territoires bolivien et péruvien.
Depuis son indépendance, la Bolivie a perdu la ½ de son territoire.
Conflits sociaux internes
Rapport PNUD en 2005, série de statistiques qui permet de prendre la mesure des inégalités.
Ecarts de revenus très importants : croissance dans l’inégalité.
Ecart de développement entre les 10% les + pauvres et les 10% les + riches : 1 à 17.
Situation comparable à l’Afrique du Sud dans la configuration des villes : Quartiers très défavorisés, sinistrés socialement : Ghettos de pauvres : les Favelas (Brésil) ou Ranchos = quartiers sans eau, électricité, services publics. Quartiers de non droit.
+ des ghettos de riches = « countries » (Argentine). Pas d’impôt, pas de répartition du revenu, enfermés. Il y a aussi des cimetières de riches.
Mise en place de grilles pour confiner les îlots
A Lima, on a mis des grilles dans certaines rues pour bloquer les accès de certains quartiers. Problème : quand il y a un incendie ou des malades à évacuer.
Les difficultés internes (faiblesse institutionnelle, incapacité à assurer des formes d’égalité sociale relative) empêchent ces pays de se développer, de mobiliser leurs ressources vers l’extérieur. Obstruction avec mes problèmes sociaux internes et les marginalisations ethniques.
Conséquences : perméabilité à l’ingérence extérieure
Tous ces conflits expliquent pourquoi ces pays, historiquement, ouverts aux ingérences extérieures. Les dirigeants n’ont pas été en mesure de mobiliser les moyens pour développer le pays et affirmer une autorité extérieure > certains de ces pays ont intégré des diplomaties de pays soumis = « horizon diplomatique est à Washington », « relations charnelles avec les Us ».
1998 : Chavez. Début d’une série d’élections avec pour message une exigence sociale. Question qui se pose : les dirigeants élus ont-ils les moyens politiques de satisfaire les demandes de la population ?
Il ne s’agit pas de faire la révolution. Si il existe des différences selon les pays, cela doit passer (pour tous) par une réforme fiscale et autres réformes de fond.
La question devient : les US accepteront ils de telles réformes (not. fiscalité) car cela impacte sur leurs Iv dans ces pays ?
AL = un enjeu total
Colonisée et mondialisée (16ème – 18ème siècle)
Continent qui a été un enjeu de puissances extérieures du 16ème siècle à aujourd’hui. Il a été à l’origine d’une mondialisation qu’il n’a pas souhaité. A débuté avec C.Colomb (12 oct. 1492). Prise de conscience de la globalité du monde. Rencontre entre 2 mondes, assez rugueuse.
Espagne et Portugal
Partage faisant l’objet d’âpres négociations. C. Colomb voyage sous la Couronne d’Espagne, mais au préalable, après négociations avec la papauté et la Couronne portugaise. Cf. carte.
Les Espagnols étaient les seuls à se heurter à des pouvoirs organisés (Incas au Mexique, Aztèques au Pérou). Politique de divisions pour affirmer leur autorité.
Mais, rapidement ils se sont trouvés face à des rivaux européens (France, GB, NL).
Espagne, Portugal contestés par la France, RU et Pays Bas
En parallèle des Espagnols et des Portugais, 3 tentatives de pénétration + ou - réussites par ces derniers :
France
Les français ont essayé de pénétrer au Brésil (ont fondé Rio), tentative vouée pour l’essentiel à l’échec. Ils ont été chassés par les Brésiliens. Il en reste le territoire de la Guyane française. Zone inhospitalière.
Ils sont allés plus au nord, au Canada.
La pénétration a été plus durable dans les grandes et petites Antilles. Grandes Antilles : à l’époque de Louis 14, partie de l’île de Saint Domingue pris à l’Espagne, Haïti. Petites îles : pour 2 raisons : . Les Espagnols avaient concentré leur colonisation sur le continent et les grandes Antilles et ils n’avaient pas commencé à pénétrer sur les petites îles. Il en reste 2 départements français des Amériques (Guadeloupe, Martinique).
. Les petites Antilles : situées sur le chemin des navires espagnols chargés d’or et d’argent se rendant de Panama vers l’Andalousie.
GB
Les anglais ont suivi les français. Pénétration au Brésil. Mais échec. Remontée vers le nord : Guyana (auj. indépendant), puis se sont tournés vers les US et les Antilles (mêmes raisons que les Français). Ils ont disputé ces îles aux Français.
Gde île de la Jamaïque prise en 1655 aux Espagnols.
Pays-Bas
Grande puissance maritime. Même dynamique : ont essayé de pénétrer au Brésil, sont restés une trentaine d’années dans le Nord, zone la + riche. Ont migré vers le Nord car chassés par les Portugais > une ancienne Guyane hollandaise : Surinam + les Petites Antilles : Territoires d’outre mer de la Hollande encore auj. : les 3 îles face au Venezuela : Curaçao, Aruba et Bonair, une partie de Saint Martin. Les NL et Français sont arrivés en même tps au large de Saint Eustache. Les coureurs ont déterminé le partage de l’île.
La dominante espagnole s’est maintenue tout au long de cette période. Ont pénétré au Sud (Uruguay, Paraguay) avec des conflits contre les Portugais. Les ajustements successifs se sont faits en faveur du Portugal grâce à ses excellents négociateurs et cartographes en avance sur les Espagnols. L’Uruguay a acquis sont indépendance sur l’Empire du Brésil qui l’avait annexé après le départ des Espagnols.
Aspects qualitatifs de la colonisation
Ce continent n’a jamais eu la maîtrise de sa définition.
L’ensemble des territoires a eu le statut de colonie. Aucune forme de souveraineté quelque soit la puissance de la tutelle européenne.
Colonisation de l’esprit, tt a été défini de l’extérieur (cf. Leçon 1).
Colonisation très profitable matériellement pour l’Europe : métaux précieux (or et argent), sucre (Domination surtout française grâce à Saint Domingue), etc.
Indépendances formelles et dépendantes (19ème siècle)
de l’Espagne à l’Angleterre
Passage de relais entre les puissances tutélaires d’origine (Espagne, Portugal) à l’Angleterre car apparaît comme la gde puissance maritime et mondiale après sa victoire sur Napoléon + sa lutte pour la libéralisation du commerce et son soutien aux mouvements indépendantistes d’Amérique latine.
Pb : Dès l’accession à l’indépendance, les pays d’Am latine sont nés endettés vis-à-vis des pays les ayant aidés à obtenir l’indépendance. Les Anglais ont même parfois participé militairement (directement) par exemple en 1806 pour le vice royaume de la Plata.
montée en puissance des US
Rapidement la présence GB se heurte à la concurrence des US.
Indépendants, les US ont aidé les pays du Sud avec l’arrière pensée d’éviter le retour de l’Espagne en Amérique latine. A la défaite de l’Empire français, le Roi d’Espagne Ferdinand VII a comme programme le retour à la Monarchie absolue et le retour au pouvoir sur ses anciennes terres américaines. Soutien de toutes les monarchies européennes à l’exception des Anglais.
C’est dans ce contexte : Déclaration de Monroe. Il ne s’agit pas de dire l’Amérique aux US mais l’Amérique fermée aux Européens. Crainte d’une expédition espagnole financée par les monarchies européennes.
Tensions et les 2 pays à 2 doigts de la guerre en 1850 car les US sont passés d’une conception Monroe défensive à une conception offensive. Pénétration + classique d’un territoire (Amérique centrale) apparaissant comme primordial car il permet d’assurer le contrôle des mers.
1901 : modus vivendi entre GB/Us. Ils signent un accord sur l’Am centrale : tt avantage acquis par l’un serait reconnu équivalent à l’autre quelque soit celui qui a pris l’initiative.
1901 : date clef pour les Anglais : colonisation de l’Afrique du Sud, en guerre contre les Boers. Ils décident d’abandonner leurs ambitions en Am centrale. Un traité acte de son retrait.
la France
Active dans la région tout au long de la période, not sous le prétexte du remboursement de la dette. En 1824 elle convoque un congrès, participe à une conf sur la dette en 36. En 38, participation au blocus sur Buenos Aires. Intervention au Mexique entre 1862 et 66.
Puis, après son retrait du Mexique, autre tentative économique (voie différente de celle des armes, les Us et GB s’étant neutralisé) : via la Société de Lesseps : volonté de construire un canal à Panama sur le model de Suez (à niveau). Accord avec la Colombie6. Scandale financier alimenté par une erreur d’analyse des ingénieurs : canal à moindre coût, à niveau … or les sols n’étaient pas les mêmes, il y eu des éboulements, la maladie (fièvre jaune) : générations entières d’ingénieurs mourant de la fièvre jaune. France=3ème investisseur étranger dans la région.
l’Espagne
Maintien d’un reliquat de présence. Elle a gardé un contrôle sur Cuba et Porto Rico.
Les US se sont intéressés à Cuba car industrie sucrière, les principaux propriétaires étant d’origine nord américaine, donc débat au Congrès pour l’achat de Cuba à l’Espagne.
Conflit armé en 1898 : mouvement de libération avec pour leader José Marti(bcp admiré) ; le croiseur américain Maine a explosé dans le port de La Havane par accident. Prétexte pour déclarer la guerre à l’Esp. Les Espagnols ont perdu rapidement, paix signée à Paris, transfert de souveraineté des dernières colonies aux US (Cuba, Porto Rico, île de Guam, Philippines).
D’où la complexité Cuba (indépendamment de Castro)/ Us
+ Cuba/ Espagne (lien tardif)
+ Question de la gestion de Porto Rico : Etat toujours associé aux Us. Election des représentants au Congrès américain mais qui n’ont pas le droit d’élire le Président Américain.
Indépendances limitées, dépendances concurrentielles (20ème siècle)
Les US occupent une position centrale sur toute la période. Cette position a été contestée par bcp d’acteurs.
US, Allemagne et Italie
Dans un 1er tps, par l’All nazie et l’Italie fasciste.
1903 : corollaire Roosevelt qui signale la décision des US de faire de l’ingérence automatique dans toute l’Amérique latine. Président républicain considérant que tout ce qui allait contre les intérêts US légitimait une intervention des US.
Phase marquée par une série d’interventions militaires des US (Cf. Leçon 3), justifiées par le non paiement de la dette.
Concurrence essentiellement de l’Italie.
Réflexion sur les nations prolétaires et nanties car elle a été écartée de la colonisation.
S’intéresse en Amérique latine, au Brésil et en Argentine.
Dans les 2 cas, ces pays ont intégré bcp de migrants d’origine italienne + accès à un certain niveau de richesse et de développement avant la crise de 1929 (Argentine=7ème puissance éco du monde à l’époque). Au Brésil, Getulio Vargas développe un discours nationaliste ; en Argentine, le général Peron (avait été attaché militaire en Italie).
Ces 2 gvts ont résisté à la pression des US pendant des années, entretiennent des bonnes relations commerciales avec les nazis et les fascistes.
Le Brésil a marchandé son soutien aux US (en mettant à dispo des bases au nord est) en 43 en échange de crédits en vue de se doter d’une industrie lourde. L’Argentine a attendu mars 45 avant de déclarer la guerre à l’Allemagne et l’Italie.
US et URSS
L’URSS est une nouvelle menace pour les US. Un certain nombre de dirigeants latino américains pensent pouvoir jouer un jeu d’équilibre face à la présence américaine. Calcul qui s’est avéré très difficile à gérer.
Ex : Cuba. Castro arrive au pouvoir en 59. Etait à l’origine péroniste, populiste. Avait envisagé de nationaliser le sucre (la ressource essentielle). Problème : les gros investissements sucriers étaient US. Relations se tendent rapidement entre les 2 pays, Cuba s’est alors tournée vers l’URSS alors que Castro n’avait jamais été communiste. Escalade jusqu’à 1962 : crise mondiale, les 2 grandes puissances sur le point de déclencher un conflit nucléaire. Cuba offre aux Russes des endroits pour lancer des missiles à 180km des côtes de Floride. Kroutchvev y voit un moindre mal dans la mesure où les Us ont positionné des missiles en Turquie. Kennedy menace de déclencher le feu si les bateaux russes arrivaient à destination en les neutralisant avant leur arriver. On a évité la guerre. Modus vivendi : les US ont offert en contrepartie du retrait russe de ne pas toucher à Cuba. Cuba sauve son régime mais est resté isolée du reste de l’Amérique. Cuba suspendue de l’Organisation des Etats d’Amérique. Embargo à l’exception du Mexique.
Cela a failli se répliquer 15 ans + tard en Amérique centrale : conflit régional. Les 2 grands s’affrontaient par l’intermédiaire d’alliés.
Conflit principal né au Nicaragua, s’est rapidement étendu au Salvador au travers de guérillas. En 79, au Nicaragua, une guérilla prend le pouvoir : le Front Sandiniste de libération nationale (FSLN) chassant le dictateur Somoza. Ils sollicitent et obtiennent l’appui de Cuba et indirectement de l’URSS. Crise immédiate avec les US, qui financent les Contras (Irangate = achat d’armement par le biais de l’argent de la guerre).
Au Salvador, même phénomène avec l’apparition du FMLN (Front Marti de libération nationale). Division du pays en 2 : une partie du pays est contrôlée par la guérilla, une autre par le gouvernement.
Prolongements de ces conflits jusque dans les années 90.
Pendant cette période, un seul gouvernement a eu de bonnes relations commerciales avec l’URSS = l’Argentine des militaires. 2ème partenaire commercial. Elle vendait céréales et viandes en échange de pétrole et biens industriels.
Puis nouvelle période.
A la fin des 90s, quand l’URSS explose, Gorbatchev fait un voyage remarqué à Cuba ; il explique à Castro qu’il va arrêter de financer les conflits régionaux car la Russie n’est plus intéressée par le maintien de ces foyers de tensions. Parallèlement, l’URSS demande à Cuba de payer au prix du marché le pétrole jusque là fourni à des tarifs préférentiels (en échange de sucre).
US et UE
Nouvelle période marquée par Bush qui mène une offensive de charme en Amérique Latine. Il parcourt tte la zone avec un discours simple : certes malentendus dans le passé mais auj. mettre en commun ce que l’on peut partager = passé commun (les US et l’Amérique latine ont été colonisés par les Européens)/ faire face aux mêmes ennemis éco (Japon et Europe).
Il propose un nouveau partenariat à l’Amérique latine. Les latinos n’ont pas dit non mais ont renforcé parallèlement leurs relations avec l’Europe.
Pas de PESC mais un renforcement facilité car moins de membre + couple France/All. L’Allemagne souhaite un apaisement des tensions en Amérique centrale pour que les 2 Allemagnes puissent se rapprocher. La France de De Gaulle vise à acquérir une place plus importante via le nucléaire et de nouveaux alliés en Asie et en Amérique latine (voyage en 64). Convergence de vues dans la CEE sur l’apaisement en Amérique latine.
Les conflits d’Amérique centrale avaient permis aux Européens de mettre au point les rencontres de San José (capitale de Costa Rica) au milieu des 80s, puis étendue à l’ensemble de l’Amérique latine. Rencontres entre les pays du groupe de Rio et les pays de la CEE.
Le rapprochement avec l’Europe a été ralenti par la fin de la guerre froide, la validité du rapprochement de coopération éco perdant de sa dynamique.
L’Europe s’est éloignée de l’Amérique latine car elle présente un intérêt moindre pour l’équilibre de puissance.
2 Conflits de nature commerciale et économique entre les 2 continents :
- la guerre de la banane.
Mise en place de protections de la banane européenne vis-à-vis de la « banane dollar » produites par l’Equateur, la Colombie et les pays d’Am centrale. Conflit immédiat. Guerre qui a laissé des traces. Compromis successifs avec des contestations successives. On est encore dans cette phase.
- impossibilité depuis 10 ans de négocier entre le Mercosur et l’UE des accords de libre échange.
. Tentative de l’UE d’accord de libre échange avec les pays. Mexique et Chili : signataire/ Cuba : suspension.
. L’accord avec le Mercosur (brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay = zone de libre échange la + structurée d’Amérique latine) est toujours en négociation.
La signature d’un compromis (baisse tarifaire important sur les services en échange de l’ouverture des marchés agricoles européens) suppose des concessions que les Européens ne sont pas disposés à accepter, surtout la France car remettrait en cause de la PAC.
US et Asie
Auj. l’AL se tourne de + en + vers l’Asie. Les Latinos américains sont toujours à la recherche d’un pole permettant de contrebalancer la puissance US.
Le Japon y était la puissance asiatique la + dynamique et offensive sur le plan éco.
Historiquement, rivalité entre les 2 Chine.
Taiwan est très actif pour élargir le champ des pays le soutenant aux Nations Unies7. République Dominicaine, Paraguay, etc.. La Chine a mené des contre-offensives.
L’année de la rétrocession US du canal de Panama en 99, le Panama s’est retrouvé coincé. Volonté d’une grande conférence Us-France (Les 2 initiateurs du projet) pour les rassurer dans l’avenir. Lancement des invitations, y compris Taiwan car Panama a des relations privilégiées avec Taiwan. Pb : le président taiwanais réponde en 1er à l’invitation. Le président chinois annonce des mesures de rétorsions pour tte participation. Echec de la conférence, seuls étaient psts les présidents taiwanais et du Salvador. Panama essaie de gérer au mieux les rapports entre les 2 Chine en fonction de ses intérêts.
Le départ des US a été suivi d’investissements massifs asiatiques.
Depuis 99, bcp de voyages de délégations coréennes, japonaises, et surtout chinoises et inversement avec les nouveaux Présidents d’AL. Le + : Lula.
Le Brésil aspire à être un pays émergent et à entrer au Conseil de Sécu des Nations Unies = discussions, échanges avec la Chine. 1 des 1er partenaires commerciaux de la Chine. Le Brésil a signé un accord sur l’utilisation de lanceurs chinois pour les satellites brésiliens. Embraer a ouvert une usine en Chine.
Aux US, les signaux d’inquiétude se sont multipliés. Le Sénat a mis sur pied une commission d’enquête sur la pénétration chinois pour voir si elle ne portait pas atteinte aux intérêts US.
Cas particulier : Espagne (en dehors de son rôle au sein UE) :
Depuis l’entrée de l’Esp dans le marché commun, elle a mené aussi une offensive en Am latine.
D’abord politique et idéologiques.
Cf. 1992 : anniversaire de C Colomb. Création d’une structure de rencontres permanentes (conférences ibéro américaines) sous l’égide du Roi d’Espagne, dont la C précise qu’il est chargé des relations particulières avec les pays de langue espagnole.
Puis économique : le retour en Amérique latine est soutenu par le dynamisme des entreprises espagnoles qui sont dans le club des grandes entreprises internationales. Ex : Repsol, Telefonica, banques. Retour très contesté à l’époque Aznar qui concevait ce retour comme un moyen de renforcer la présence espagnole en alliance avec les US et non en renforcement de l’UE. Le chgmt de gouvernement a changé la donne.
Conclusions
permanence historique de la dépendance
lieu de vérification des hiérarchies de puissance internationale
La puissance centrale en AL a été la puissance montante dans le monde.
Jadis Espagne, Angleterre, US.
Auj. Asie not. Chine qui prend un espace de + en + large en Amérique du Sud.
Fondements historiques de la légitimité de l’ingérence
La destinée manifeste et ses déclinaisons théoriques
Dans Histoire des US, contexte idéologique très particulier. Aron évoque un des pères de l’indépendance am qui justifie cette vocation à gérer l’ensemble des AM : le tt puissant a fait le choix de la présente génération pour gérer l’Amérique. Vocation impériale et divine que l’on retrouve auj. avec Bush, mais aussi chez Kissinger (Diplomacy).
1845, un journaliste John O’Sullivan évoque « la destinée manifeste ». C’est le moment de l’annexion du Mexique. Campagne de presse.
L’expansion frontalière et ses légitimations
Théorie de la frontière. Frederik Jackson TURNER. 1893 – La frontière dans l’histoire américaine. Cette théorie a aussi légitimé l’occupation des territoires.
L’expansion continentale et ses justifications idéologiques
Extension au-delà de l’étranger proche (Mexique et autres + phases de contrôle indirect) : le cursus justification s’est déplacé selon le contexte.
. Théorie défensive : Doctrine Monroe. 2 déc 1923. Message au Congrès visant à interdire tt retour des puissances européennes unies dans une coalition (Sainte-Alliance).
Corollaire Roosevelt Théodore (Prés Républicain) 6 déc 1904 : là + d’ingérence car tt Etat qui se conduit bien peut compter sur la cordiale amitié des Us.
. Discours de contenir les puissances de l’axe. Défense des libertés.
. Droit d’ingérence se justifie par la lutte c/ le soviétisme.
. Lutte contre la narco-trafic. Not. Colombie (Le président sera interdit d’entrée aux Us)
. Depuis le 11/09, une certaine évolution. Concept de la G préventive pour légitimer l’ingérence. Discours de sept 2002.
. Mars 2006 – Nouveau document8. Chapitre 4
3 Etats d’AL sont cités parmi les menaces : Cuba (un dictateur anti-américain qui martyrise son peuple et opprime les libertés dans la région)9, Venezuela (Président démagogue qui peigne dans le pétrole), et Colombie (allié démocratique qui doit faire face aux assauts persistants de terroristes marxistes trafiquants de drogue):
3 Afrique (Soudan, Ouganda…) + Népal
Présidence de Reagan (Très ingérant). La représentante aux NU avait un discours sur la démocratie/dictature (AL). Argumentation pour justifier la présence des dictatures en AL: Us reste des partisans de Df des libertés mais objectif essentiel est de saper les dictatures des régimes communistes car sont réversibles.
Conséquences pratiques : ingérences armées
Cf. Tableau.
Acquisitions de proximité
Auj. on parlerait de nettoyage ethnique. Avancée au détriment des populations autochtones.
Contrôle de points d’appui stratégiques
En // une poussée vers le sud et ouest au détriment du Mexique indépendante (agression) + Louisiane vendue par Napoléon + Floride espagnole vendue.
Au Texas mexicain, des colons américains s’installent. Mexique abolit l’esclavage. Mouvement d’autonomisation des colons am qui fomente une revendication indépendantiste.
Autonomie puis annexion du Texas.
Pression américaine s’est poursuivi, d’autant + que la Californie était un territoire agricole + présence forte de minerais. Résistance américaine. Us ont proposé l’achat plutôt que la G. refus du Mexique. Asymétrie militaire. Qq mois victoire américaine qui prend Mexico.
1853 : nouvelle dde des US : nouvelle session pour un territoire pour la construction d’une ligne de fer.
= moitié du terr mexicain.
Ingérences ponctuelles
Les ingérences ensuite ont eu une finalité ponctuelle.
Exigence de communications. La voie la + courte : Panama (pas encore de Canal).
Occupation du Nicaragua (où on pensait faire un canal). Expédition d’un mercenaire. Rétablissement de l’esclavage et suppression de l’espagnol. Révolte de la population, soutenue par les pays voisins et GB (a essayé elle-même d’installer un protectorat sur la cote Caraïbes.
Panama est passé sous contrôle des Am car désintérêt GB pour AL qui s’intéresse à l’Afrique (australe). La région colombienne contenant Panama accède à l’indépendance avec le soutien US en 1903. En échange de cette aide autonomiste, possibilité de construire le canal sur un territoire entièrement géré par Us (Jusqu’en 99, le pays sera coupé en 2).
Panama a été le lieu de formation de tous les militaires américain dans la lutte c/ le communisme. De 89 à 99, évacuation militaire puis totale de façon progressive. Auj. la gestion du canal est assurée par le pays.
Ingérences publiques, ingérences privées
Cuba : canne à sucre : Iv important. Lobby important aux US. //t, mouvement indépendantiste forte c/ l’empire espagnol.
Explosion d’un navire am (accidentel) justifie l’intervention des Us.
C de Cuba qui devient indépendante mais une clause prévoit un droit de regard des Us sur la pol étrangère.
Différentes interventions suspendues par Roosevelt.
Mais avec la menace soviétique, on retrouve une politique d’intervention directe ou indirecte.
Nouvelles stratégies :
Utilisation de mercenaires plutôt que des soldats.
Utilisation de bases avancées. : FOL (Forward Operating Locations) : 1 en Equateur, Salvador + Antilles néerlandaises. Ce sont des bases incluses dans des bases appartenant à d’autres pays. Peu de soldats. Essentiellement des sociétés privées. Structure légère.
Conséquences pratiques : ingérences institutionnelles
= Unilatéralisme.
D unilatérales commerciales, judiciaires, électorales, diplomatiques
Manif la + connue : embargo unilatéral imposé à Cuba après la crise de Cuba.
L’organisation des Etats américains s’est consulté : Cuba reste membre mais pas droit d’expression ni de vote.
Seul le gvt du Mexique a refusé de suspendre ses relations diplomatiques.
2ème manif : Le gvt Us exige de ses voisins l’extradition de ses nationaux. Pression permanente pour que pas de jugement de citoyens américains hors du territoire am.
Les ambassadeurs des Us se comportent comme des agents internes.
Ex : aux avt-dernières élections boliviennes, menace de l’ambassadeur Us si réélection de Morales: suspension des programmes de coopération engagés par Us.
Ex 2 : En 2002, deb du conflit irakien (pas encore militaire), le CS était présidé par Colombie. Le rapport (Blisx ? - norvégien) devant être remis au CS l’a d’abord été au Département américain.
Ex 3 : Cancun 2003 : le compromis Us-Japon-UE n’a pu être adopté car Brésil, Inde on t crée le G20 pour faire contrepoids. Pression des US > départ de la Colombie et Pérou.
Ex 4 : 2003 Présidence chili CS. Or a une position contraire aux US sur le conflit Irak (est sur la ligne France : tt faire pour négociation). Le président chilien a fait un voyage d’explication en Asie. Escale dans l’île de Guam (Souveraineté américain). Fouille au corps.
Mise en place de réseaux intergouvernementaux contraignants
Depuis fin 19s, les US ont cherché à enfermer l’ensemble américain dans une organisation institutionnelle commune. Cf. Tableau.
Stratégies d’influence
Pression récente pour encadrer dans des forces militaires américaines = but ultime. .
Pression sur Argentine et Brésil, pour suspendre le programme de développement nucléaire.
Mise en place de conférences militaires avec Us.
Conséquences pratiques : ingérences économiques
Les ingérences américaines ont été liées à la dette.
Produits agricoles (United fruit).
Stratégies énergétiques
Privatisation de la société d’Etat mexicaine Pemex. Pour l’instant, seulement les activités périphériques au pétrole.
Le Gvt Vénézuélien exporte + de la ½ de son pétrole aux Us.
Escalade verbale. Ce qui joue aussi : le fait que le Venezuela soit cité comme foyer de déstabilisation de la région (et pas par ex le Mexique alors qu’il l’est beaucoup +).
Stratégies commerciales de l’Alena à la Zlea
Accord de libre-échange américain = ALENA. Accord Mexique/Us/Canada.
Cela a rendu le Mexique encore + dépendant des Us. C’est le 2ème ou 3ème partenaire économique des Us.
Cf. le calendrier. Mais n’a pas été respecté.
Pas de bon fonctionnement car les Etats d’AL aurait voulu former un bloc pour être un c/poids aux Us.
Stratégie de relais (pour les Us) d’une zone de libre-échange : négociation avec chaque pays.
Série de conventions que les Us refusent de s’appliquer mais demandent, comme pour la CPI, des conventions bilatérales pour y faire échec.
Comparatif de la politique des Us à l’égard de tous les autres continents.
Modèle historique de l’ingérence préventive
Lecture conseillée
US puissance régionale la + importante.
Raymond Aron – La République impériale (introduction)
Outre, la préface du livre de Aron.
Livre : les Us et l’AL. JM Bonnet et B Vincent (1994).
Auj. on parlerait d’ingérence des Us chez ses voisins.
Actua :
Prés Venezula a annoncé sa sortie de la Communauté andine des nations (CAN).
Cuba, Bolivie, Venezuela : signature d’un accord TCP.
Prés Bolivie a annoncé la nationalisation des ressources de son pays. Armée a été déployé pour occuper différents sites pétroliers. Le 1er n’a pas été une installation américaine mais brésilienne. Réaction Argentine et Brésil. Rencontre des Prés Venezuala, Colombie, Brésil…
Les idéologies de l’autonomie
Rêve d’unité. Sentiment d’appartenir à une histoire commune + d’une menace commune (US not.) Simon Bolivar et José de San Martin : rencontre de ces 2 libérateurs en 1821. Le 2nd cède la place au 2nd : on le retrouve dans toute la mythologie des pays not Venezuela – encore + depuis Chavez, qui multiplie les références à Bolivar. En 1826, il avait convoqué un congrès d’unité à Panama (Grande Colombie à l’époque). Volonté s’est perpétué autravers la litt, penseurs, livres d’histoire , même s’il ne s’est pas concrètement passé grand choses.
Penseurs ont posé les p latino am (qui unissent c/les Us) – idée de latinité : José Maria Torres-Calcedo (Colombie), Victor Haya de la Torre (a formé un parti pol qui existe toujours : Apra - Pérou), Octavio Paz (Px Nobel)...
Littérature latino-américaine qui s’est répandu d’un pays à l’autre = autant de références communes entre les latino-américaines : Ruben Dario.
Livres scolaires.
Politique - a partir fin 19s : penseurs actis engagés qu ont essayé de définir ce que pourrait être une autonomie. Cela a été not. des économistes (Getulio Vargas – Brésil ; Lazaro Cardenas – Mexique, puis ap 2GM Raoul Prebicsh -Argentine) : dév des théories de l’indépendance, une tratégie de l’autonomie en définissant les continents de l’AL comme des pays périphériques = formules de dév internes (levée les droits de douane) pour se protéger par rapport au centre puissant.
Application dans les 60s et pour la dictature militaire Brésil dans les 70’s.
Déclinaisons concrètes de l’autonomie
QQ constructions interessantes.
Défense et illustration du droit international
Autonomisation par le droit, les institutions. Différentes raisons :
. AL = Foyer du DIP car les pays l’ont considéré dès l’indépendance comme la seule méthode pour être considéré comme des partenaires. Volonté Arg/ Br/ Chili.
. Volonté de ces mêmes pays de se Df pour la dette > Formulation de la doctrine Drago (attention : elle n’a jamais eu fore de loi ; mais bien accueilli par les AL)
. Réduction des possibilités de conflits.
Mexique : Politique de supprimer les occasions de conflits avec les grandes puissances. Proposition de faire AL, un continent dénucléarisé > traité de TLATELOLCO.
Entre eux, pour les conflits frontaliers : engagement dans une voie similaire. Cf. doc (1).
Auj. manœuvres militaires conjointes pour créer de la confiance mutuelle.
. Recherche d’alliances entre Etats.
La 1ère : ABC (Arg/ Br/ Chili) au moment de la 1GM. Mais n’a pas eu de suite ap la 2GM.
Il a fallu attendre les conflits en AC pour voir la même démarche : le Groupe de Rio : seule structure commune aux pays de l’AL. Cf. doc 2.
. Constitution de partis politiques (Copppalc : coopération des partis pol d’Al et Caraïbes/ Branches américo-latines des Internationales : démocrates chrétiens, socialistes / Forum de Sao Polo), des mouvements associatifs (forum social mondial est né en AL à Porto Alegre en 2001 – Cf doc 4) d’ONG en réseaux pour faire pression sur les gvts.
L’intégration régionale et sub-régionale
C’est + récent : 60’s.
Les pays AL ont été frappés par la rapidité (et donc capacité) des pays européens détruits déchirés au cours de 2GM, pratiquant des langues différentes. Cela a fait mûrir le sentiment de retour au mouvement (historique) d’unité.
Apparition de structures de « marché commun » : MCCA (centre-américain) ; communauté andine des nations (doc 5) ; Mercosur (doc 6 à 9).
Mercosur est la + grande réalité. Echanges internes ont fortement progressé. Ebauche d’intégration (not. Br/Arg) dans le secteur auto qui a intéressé des multinationales am, chinoises. Phase ascendante par rapport aux autres structures (qui ne ftionnent pas), jusqu’en 99. Complémentarité possible entre les pays # économies des pays andins : peu diversifiées.
1999 : accident monétaire au Br : forte dévaluation qui a rendu une marge de compétitivité qui a même permis de vendre les produits traditionnellement vendus par Argentine, qui s’est elle enfoncé dans la crise. Equilibre rétabli mais pas le même dynamisme.
Mise en concurrence des puissances régionales
. Essai de rejoindre le mouvement des non-alignés.
. Essai de trouver des C : poids européens ou asiatiques, à l’influence des Us.
Europe marque des points fin GF en AC et AL : la CEE avait proposé sur initiative fr-all, secondé par Esp, un partenariat : le pacte de San José. Réunions toujours d’actualité. Objectif : seconder les pays du Groupe de Rio pour faire baisser les tensions en AC. All a été en pointe car divisée et recherché son unité, en interne, mais aussi en international (pour les pays recherchant le même objectif). Elargissement à l’ensemble de l’AL.
(Pour l’instant, 3 réunions entre UE et l’ensemble de l’Al et Caraïbes.)
Résultats concrets difficiles à partir de la disparition Urss. Perte de l’incitatif du compromis. Acc commerciaux : Recherche de compromis difficile. Seulement 2 traités : Mexique ; Chili.
Coopération qui donne lieu à des aides mais pas d’accords. Parfois conflits : banane…
Prise de relais par l’Asie : Chine (tournées du Président dont les effets se sont fait sentir : visites en retour + Chine est devenu partenaire commercial d’un certain nbre de pays d’AL), Corée, Taiwan : concurrence.
. Régionalisme ouvert : multiplication de signature de partenariats not. commerciaux pour ne pas dépendre d’une seule puissance. Multiplicité des dépendances. Cela évite aussi les effets de retour de conjoncture (lorsque le seul partenaire va mal) .
Politique du Chili (succès), Mexique (moindre succès) mais éco mex est historiquement dépendante avec Us ; cela s’est accentué avec la signature de l’Alena. Cce ext n’arrive pas à se diversifier. Intégration de son cce aux Us par les chiffres mais aussi par les normes.
. Alliances familiales : francophonie ; espace hollandais.
Politiques d’affirmation
Cuba, indépendante et isolée
Cuba est un cas à part. Ancienne colonie espagnole. Indce grâce intervention Us mais occupation et C de souveraineté limité > basculement du sentiment anti-esp à anti-am.
Mvt de Castro qui lui permet de prendre le pv a bénéficié du soutien large de la pop.
Au pv : Discours nationaliste (et pas socialiste) : nationalisation des usines sucre mais d’origine nord-am : conflit. Escalade (mesures commerciales de rétorsion). 61 : evts de la Baie des Cochons (Kennedy arme l’opposition cubaine – débarquement raté). Rupture : Cuba décide de s’aligner sur l’Urss. K est mécontent du déploiement de fusées am en Turquie ? Castro dit OX pour fusées soviétiques. Crise de 62. Us s’engage de na pas intervenir pour remettre en q le régime en place.
64 : Org des Etats Am : suspension de droit de parole et participation (même si reste membre) + embargo (seul refus : Mexique). Cuba transforme en régime communiste car est isolée. Intégration du Comecon.
Volonté de multiplier les alliés.
Paradoxe : stratégie d’autonomie (des Us) aboutit à une dépendance de Urss. Attention : Cuba pas alliés faciles. A essayé d’exister par elle-même : stratégie de dév de foyers en AL.
Jusqu’en 92, présence en Afrique. Alliance à l’Espagne de Franco.
Limite de l’autonomisation révélée car fin Urss : Gorba fait un voyage pour dire que plus de soutien des guérillas en AL et plus de tarifs préférentiels. Cuba se trouve en difficulté. Formules de reconversion.
Auj. éco ne fctionne pas par elle-même, malgré le discours d’autonomie vis-à-vis des Us ; En fait dépendance du Vénézuela.
Mexique du premier « boum » pétrolier
Mexique : même Etat d’esprit car perte de territoires. Intervention militaire des Us encore déb 20s. Les gvts issus de la révolution mexicaine (1910-20) se sont vite affirmés comme nationalistes. Nationalisation du pétrole pour affirmer l’autonomie. Puis tentative d’avoir une diplo autonome : refus de couper avce Cuba / pas de relations avec l’Esp Franco/ pas de particpation aux mvts alignés mais en partage les aspirations et fournissaient des prix préférentiels / acceuil des Prs fr (DG, Mitt > signature d’une déclaration coinjointe sur le Salvador qui était critique au regard d e la pol Reagan en AC).
Ecroulement avec la crise économique.
Adoption des r libréales.
Dépendance stabilisée envers US mais indce diplomatique se réfafirme. Mexique a affiché son intention de ne pas soutenir Us pour Irak/ a saisi la CJI pour les immigrés mexicains condammés à la peine de mort (qui exiiste pas au Mexique) / Manifestations c/ les nouvelles lois d el’immigration. Vo d’ une libre circulation au sein de l’ALENA
Pas de pol autonome durable, selon des intiatives.
Brésil, fin de siècle et nouveau siècle
Brésil : 39% de l’AL, 40% de la pop, aspiration au CS.
= Masse critique qui a toujours posé p aux Us, y compris qd droite au pv.
Naissance de la so aéronuatique d’Etat Embraer, sous les militaires. Tentative dans d’autres secteurs not. pharmaceutiques (a été pionner dans les génériques) …
Réalité de l’aspiration à l’autonomie.
Depuis Lula (2003) ; volonté d’exploiter la masse critique (éco, militaire..) atteinte par le Brésil. Optimisation des atouts du Brésil selon une méthode particulière issue du syndicalisme donc sensibilité aux rapports de force (conscience des limites, de la nécessité de partenaires).
1er voyage à l’étranger : France, All – moment de la G Irak – se place dans sur la multipolarité.
Rapprochement de l’Inde. Mutualisation de tous les grands pays du Sud pour gripper la machine de l’OMC. Cela donnera le G20 à Cancun. Auj. GX. Il n’a pas éclaté.
Incidendes latino-am : Lula prend la d de faire livrer du pétrole Venez pour passer le cap de la crise mais en échange création d’un groupe des amis du venez (et pas du gvt du Venze) : formule efficace pour modérer Venez.
Dév des relations asiatiques, europe, monde arabe (mai 2005 : 1ère rencontre AL – Ligue arabe).
Opération de paix Minusta = NU en Haiti : direction commandemt militaire Br (Représentant civil des NU est lui chili).
Limites :
. Crises pol. internes du Brésil qui a éloigné le Prés de l’international (corruptions)
. Stratégie concurrente du Venez (auj. encore allié) : Venez essaie ce que Cuba avait été tenté de faire dans 70’s : mariage des moyens financiers (pétrole) avec un discours radicalisé c/Us.
Venezuela de Chavez
Formation militaire de Chavez. Hostilité aux Us mais aussi à ctns AL (ex : a appuyé Bolivie c/ Chili).
Elaboration d’un concept « abla » : alternative bolivia de l’AL.
Réseaux de pays-amis grace au pétrole (prix réduits au pays Craaibes, puis extensiion : Bolivie…)
// sanction des gvts ayant signé acc de commerce avec Us. A donc annoncé son retrait de la communauté andine.
A rejoint le Mercosur. Crise au sein du Mercosur car Chavez se fait trop provocateur c/Us.
– 2 gestes forts : suspension d’un iv brésilien dans une ville frontalière avec le Brésil
Chavez fait éclaté les intégrations préexistantes. C’est le cas du Pacte andin ; c’est en cours du Mercosur (d’où la réaction du Brésil).
Climat de confusion profite aux Us. Pas d’ingérence. Laisse faire.
Période clef. Suivre évolution Mercosur. Stratégie // de l’AL
Bolivie ?
CONT GEO CONTEMPORAINE:
3 motivations des Etats-Unis :
Volonté d’affirmer l’autorité primordiale des Etats-Unis sur la situation régionale
Montrer que la prise d’initiative US obtenait des résultats, à l’inverse de l’ONU
composante énergétique
Avec le 9/11, les Etats-Unis se sont senties menacés par l’instabilité du monde musulman. Manipulation pour parvenir à établir le lien entre Saddam et Al Qaida. Offensive de propagande aux US.
Préférence continuelle dans toutes les enquêtes d’une majorité de la population américaine sur l’opération en alliance et sous la bannière des Nations Unies. Correspond à une habitude pour les citoyens US. Réticence pour les citoyens US à agir seul, ils ne veulent pas porter seuls l’aléa moral et la charge humaine de la gestion d’un conflit. Réalité : les forces US sont seules au combat.
Bilan du déroulement militaire des opérations :
Contraste entre d’une part l’efficacité pour la prise de contrôle du territoire et des forces armées irakiennes, avec peu de pertes humaines pour les US, et d’autre part une situation d’échec de reconstruction sous contrôle.
Causes d’échec : déficit d’effectifs (décision des « civils » du Pentagone : Rumsfeld et Wolfowitz) ; doctrine de présence en reconstruction qui n’a pas suffisamment évolué aux Etats-Unis. Pendant des décennies, ils ont estimé qu’il n’était pas du ressort des forces armées US de faire de la reconstruction. Contrairement aux GB, ils ne savent pas gérer les situations urbaines ; certains choix politiques de reconstruction après une controverse intérieure (non communication entre MD et Département d’Etat. Décision : c le Pentagone qui dirigerait la reconstruction). Décisions de démanteler entièrement les forces armées irakiennes et de faire tomber beaucoup d’institutions civiles encadrées par le Baas. D’autre part, les dirigeant US ont considérer que puisque les Sunnites étaient seuls au pouvoir depuis si lgtps et qu’ils avaient durement traité le Kurdistan et les Chiites, la logique était de faire une alliance privilégiée avec les Chiites et les Kurdes en considérant que les Sunnites devaient disparaître du pouvoir.
La conjonction des 3 décisions a alimenté la propension à la rébellion armée et à une démarche de sabotage, participant de l’échec de la reconstruction.
Irak=pays pluricommunautaire. On va réduire l’Irak en gd Liban. Raisonnement juste ? Non, si l’on prend l’exemple yougoslave. Les Irakiens chiites n’ont pas la volonté de partition de l’Irak. Il s’agit d’une communauté religieuse, considérant sa terre nationale comme l’ensemble de l’Irak. Comparaison avec le Liban pas fausse dans le sens où les institutions démocratiques sont modelées par les appartenances religieuses. Reste le dossier du Kurdistan. L’objectif des Kurdes d’Irak n’est pas l’indépendance mais le fédéralisme, qu’ils ont obtenu.
L’Iran
Seul pays musulman à majorité chiite. C’est en même tps l’Empire perse. Sentiment d’identité nationale ne se résume pas au chiisme. Iran=successeur d’un Empire pluri millénaire. En Iran, présence de religions minoritaires.
Révolution entre 79 et 81, illustre les facteurs de crise qui ont conduit à la remontée d’audience du fait religieux dans beaucoup de sociétés musulmanes en crise. Sentiment contre la précarisation (sociale, religieuse) contre une modernisation sous très forte influence occidentale.
La stabilité et le caractère démocratique (vote) de l’Iran depuis la Rév ne tient que parce que le nouvel équilibre social satisfait de nombreux groupes sociaux.
2 niveaux :
- des autorités religieuses : fixent le cadre du pouvoir politique. Pas de place pour un mouvement politique de nature laïque. Par rapport à d’autres sociétés musulmanes, c 1 système qui permet l’alternance.
Ce pays se voit comme les autres puissances, considère le monde arabe avec méfiance et hostilité. Il se pose la question de son statut militaire. Signataire du TNP à la fin des années 60. Peu de tps après, le régime du Shah a commencé un programme de recherche nucléaire. En 80-81, du fait de la démarche agressive et terroriste du régime islamiste, les puissances occidentales ont encouragé l’Irak à attaquer l’Iran. Donc relance du prog nucléaire par le régime islamiste. Il est possible que sous la conduite des réformistes à partir des années 94-95, ce programme ait été mis en sommeil pour aboutir à un compromis politique avec les Etats-Unis.
L’AIEA a montré que l’Iran triche depuis 18 ans (depuis 86). Ils ne respectent donc pas le TNP. Si ça passe pour l’Iran, autant mettre le TNP à la poubelle. La marge de la communauté internationale est très étroite.
Les facteurs propres au monde musulman et les éléments de déséquilibre qu’il comporte
Les effets durables de la colonisation :
Existence de contradictions de conception de la société. Conception dominante=traditionnelle, peu de points de contact avec la modernité et la mondialisation. D’autre part, il existe des conceptions humanistes et laïques dans presque tous les pays musulmans, sauf l’Arabie Saoudite.
Persistance d’un sentiment de frustration nationale, exigence d’authenticité, sentiment de domination de la culture occidentale, associée le plus souvent à une situation d’injustice.
Identité collective :
Mutation éco très incomplète. Persistance de systèmes éco archaïques et de poches de modernité. Système bancaire qui communique et systèmes de prêts locaux qui continuent à subsister. Niveaux et modes de vie très disparates.
Rapport insatisfait avec le développement et l’échange. Intégration non achevée dans les circuits d’échanges mondiaux pour la plupart des pays arabes. Faible capacité d’acquisition de technologies (à l’exception de la médecine dans certains pays).
Pays producteurs d’émigration, sauf les pays du Golfe (faible pop et fortes ressources énergétiques). C liés à leur démographie, la plupart n’ayant pas atteint leur révolution démographique dans des économies peu dynamiques. Ça renforce les facteurs d’ouverture extérieure (effet d’échos du rapport colonial, c'est-à-dire que c désormais leur propre diaspora qui influence les pays où elles s’installent).
Faiblesse diplomatique et militaire. La Ligue Arabe ou l’organisation de la conférence islamique produisent peu de compromis ou initiatives politiques.
Non transparence de l’espace politique. Régimes de parti unique, semi théocratique (EAU, ASaoudite), s’appuyant sur l’armée (Egypte, Algérie), etc.
Rapport entre la faiblesse d’expression extérieure de ces régimes et leur déficit de légitimité intérieure.
Il y a des exceptions où la vie politique est transparente et pluraliste : la Turquie, le Maroc, le Liban, à certains égards l’Irak.
Pays en situation intermédiaire : Algérie et Tunisie, Pakistan, Indonésie.
La présence de pôles laïques et réformistes se maintient dans ces sociétés. Mais manque de travail en commun entre Européens et US.
Les crises
Le fond commun ethnico communautaire. Ds les crises, on retrouve fréquemment un rapport d’hostilité et de crainte entre 2 groupes.
Volonté d’affirmation et le plus souvent de préservation d’un groupe communautaire par rapport à un autre s’exprime avec la détérioration des structures publiques et la pauvreté.
Dans de nbreuses confrontations, il y a des hiérarchies. Il existe des systèmes d’autorité (les grandes familles par exemple). Dans les ex pays communistes, persistance de ces hiérarchies pendant les régimes communistes. Derrière, des gens sont en train de préserver ou réaffirmer leur pouvoir.
2ème facteur jouant un rôle dans les situations d’instabilités today : les problèmes subsistant de la fin de la colonisation étrangère. 3 formes :
problème des frontières (ex ligne Durand qui marque la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan) ;
démarche de revanche ou de contestation à posteriori visant à renforcer l’autorité morale des nouveaux gouvernants ; les déséquilibres de fait créer par la décolonisation entre groupes communautaires (avantages aux uns, désavantages aux autres qui continuent d’être des facteurs de confrontation) ;
la religion. Les autorités religieuses sont prises comme témoin de moralité des autorités communautaires. En Tchétchénie, au Soudan, on a un durcissement des hostilités car on est en même tps sur une ligne de front religieuse. En Russie, remontée de l’orthodoxie dans une phase d’interrogation sur l’avenir de la Russie, le pouvoir politique russe trouve un intérêt à renforcer les autorités religieuses sur son territoire. Phénomène qui se concentre today sur l’Islam qui rencontre une période régressive. Les sous espaces dans lesquels il se combine avec le pluralisme politique ne sont pas en extension, et parce que les systèmes institutionnels des pays islamiques font la place à une religion d’Etat. La régression se traduit par la faible vitalité politique et intellectuelle.
Affirmation qu’il n’y a plus de vraie confrontation de nation à nation est exagérée.
Le terrorisme :
Une des composantes (pointe extrême) d’une stratégie asymétrique. Phénomène plus large : conflit plus large entre une puissance dominante et des mouvements de contestation, insurrectionnels, d’émancipation. Conjonction entre un mouvement de guérilla (autre forme de stratégie asymétrique) et un mouvement de terrorisme. Une stratégie asymétrique s’appuie sur différentes armes du faible, parmi lesquelles il y a la victimisation.
Les Etats défaillants : catégorie beaucoup trop vaste. Le débat politique US présente une force dont nous sommes dépourvus en Europe du Sud, qui est la capacité de simplifier. Les « failed states » sont un concept qui semblent se rapporter à une seule notion. Or c’est un concept beaucoup plus riche que cela. Les normes internationales se basent sur la souveraineté des Etats sur leur territoire. La souveraineté est un droit, qui amène beaucoup d’obligations pour les Etats. La capacité des différents Etats à exercer leur souveraineté est différente, qu’il s’agisse du contrôle de leur frontière, d’assurer leurs responsabilités de sécurité générale comme le contrôle aérien en Afrique…
1 certain nombre de ces Etats sont achetables, car peuvent être placés sous la tutelle financière d’un autre Etat qui peut assurer sa subsistance. Il existe aussi des groupes privés qui peuvent acheter des Etats, en relation avec la criminalité internationale.
La prolifération
Phénomène de course aux armements portant sur des types d’armement qui peuvent déstabiliser des zones géographiques.
Ensemble d’obligations négociées qui vise à empêcher la diffusion d’un certain type d’armes. Appel aux nations de valoriser la stabilité mais système fragile car écart de légitimité difficile à tenir. Mais ce n’est pas injustifié car les armes dangereuses prolifèrent et les détenteurs d’armes se retrouvent avec la responsabilité de maintenir la stabilité dans les zones à risque.
Les Traités sont aujourd’hui en difficulté. Les négociations sur les droits d’inspection sont des affaires difficiles : les contrôleurs internationaux ne sont pas totalement impartiaux ou neutres.
1 Il s’était mis au service des rois catholiques d’Europe.
2 Fête celébrée dabs tous les pays d’Amérique, et qq pays d’Europe comme l’Espagne et le Portugal.
3 Avant Colomb.
4 Il y inclus Porto-Rico.
5 Mort en France, à Boulogne sur Mer.
6 Pays souverain à l’époque.
7 Idem dans les pays africains.
8 Site internet ambassade US.
9 Raisons : héritage GF + élection : appui pour La Floride où difficulté lors du 1er mandat.
Séance 1 :
Cadre institutionnel
Europe de la Df : niveau politique de la construction européenne.
# Europe de l’armement : échelon pol et industriel
Europe de la Défense :
Notion assez vieille - depuis fin 2GM car 1950 crise de Corée qui oblige les Us a déplacé une partie imp. de ses troupes dans le théâtre asiatique alors que le centre stratégique était l’Europe, où affrontement des 2 blocs ; Us avait proposé au conseil Otan la création d’une force européenne intégrée avec les allemands : signal à l’Urss de la capacité à combattre sur plusieurs fronts et pas d’abandon de l’Europe où All est encore désarmée et rivalité avec la France est encore palpable. France réagit mal à cette idée de participation de l’All. Volonté de piloter et de surveiller le réarmement d’où l’élaboration du plan Pleven qui prévoit la création de la CED, élément intégrateur car renoncement aux forces armées pour un ensemble européen. Traité signé en 52 et ratifié par tous les signataires sauf France en 54 (Gvt de Mendès France, critiqué par les 2 extrêmes pour sa gestion des crises dans les colonies ; pour sauver son gvt, il satisfait aux reproches de la CED (abandon souveraineté pour ext-dte/ affaiblissement de l’Europe occ face à l’U sov pour Ext-gauche)- Substitution en 54 de la CED par le traité de Bruxelles qui institue l’UEO – devait coordonner les efforts européens en matière de Df mais n’a jamais négocié.
Echec CED a figé le processus de défense de l’espace européen qui était garanti par les Us. Ce sont d’ailleurs les Us qui ont investi le + pdt la GF pour assurer la sécurité européenne. Mais l'Europe est restée le théâtre stratégique donc maintien de la centralité pour les pays européens.
G que l’on s’apprêtait à mener : G défensive face à l’Urss.
Cf. OTAN est une alliance défensive. Les pays européens concentraient leurs efforts d’armement sur des équipements qui étaient conçus pour se défendre conventionnellement. # Us : ont aussi investi sur des capacités de projection (car déplacement, déploiement des troupes Us en Europe).
Auj. les G amenées à combattre : pas de menace conventionnelle. Donc tous les équipements sur lesquels on a investi en Europe ne servent plus à rien.
Donc depuis fin GF, début de processus de transformation des armées. Processus a démarré aux Us avec la « révolution dans les affaires militaires » = application des nouvelles technologies aux armements. Ex : les munitions intelligentes pdt G Golfe (lien entre les munitions et un GPS).
Mission pilotée par les US car + gros financement + rôle de leadership abandonnée par les européens.
Mais les européens ont commencé à prendre conscience du fossé technologique entre les armées am et européennes se creusant pendant la 1ère guerre d’Irak. Manque d’entrainement des pilotes, des technologies…
1ère réaction : 1992 Tté M : institution de la PESC. Revitalise l’UEO qui voit ses fonds augmentaient. Début d’un minimum de coopération dans ses secteurs. Mais pb : #objectifs en matière de politique d’affaires étrangères (domaine régalien par excellence).
Crise en Bosnie. L’Europe s’est contentée de pression pour envoi de casques bleus qui se sont retrouvés impuissants. La crise a été résolue seulement avec l’intervention des Us alors que Ex-Yougoslavie est au cœur de l’Europe.
Avancée continue, même si frein politique. 1997 : Tté A, précédé d’un énorme travail dipolmatique. L’UE doit assumer les missions de Petersberg = catalogue d’émissions définies par les E européens à P : missions de maintien de paix, évacuation des ressortissants, interposition entre 2 armées en G = missions de basse intensité car :
Autriche est neutre/ France et RU ont des objectifs #.
Gros pas : Cf. Art J.7.1 : pour la 1ère fois on parle pour les E membres d’une définition progressive d’une pol de Df commune, à travers une coopération en matière d’armements.
France et GB sont les 2 puissances militaires de l’UE. Membres du CS. Droit de détenir l’arme nucléaire.
Historiquement 4 pays de tradition militaire : Fr, GB, All et Italie. Mais les 2 derniers ont traversé un examen critique du nationalisme qui fait que le discours de puissance, les q de Df sont peu abordés, not. pdt la GF.
GB et France ont suivi des politiques en AF très différentes. Césure en 56 avec Suez. D d’intervenir militairement pour libérer le canal. Coalition avec Israël. Mais période de tensions entre Urss et Us, qui là se trouvent Ok. Ils obligent sous menace de rétorsion militaire à accepter une résolution internationale via l’Onu de l’affaire.
GB et France en tirent un bilan différent.
GB : Discours à la Chambre des Communes du Ministre Harold XXX: la leçon de la crise : la GB ne doit pas s’engager dans une intervention militaire sans appui des Us. Nécessité stratégique d’être les meilleurs alliés des Us.
France : leçon : les int nationaux fr ne doivent plus dépendre du bon vouloir des 2 grands > nécessité d’être autonome. Début de la course au nucléaire.
Cette divergence se retrouve encore auj. sur tout dossier de Df et AE.
90’s : GB et FR ont néanmoins réussi à s’entendre sur des Q de Df. Sommet de Saint Malo le 4 déc 1998. Déclaration finale affirme que l’UE doit avoir la capacité de lancer des actions autonomes soutenues par des forces militaires crédibles avec les moyens de les mettre en place afin de répondre à des crises internationales.
GB reconnaît pour la 1ère fois que l’UE doit avoir la capacité d’agir de manière autonome. Avt pas une telle démarche des gvt conservateurs : pas q de parler de la Df car ligne directrice doit être d’être le meilleur allié des Us. Tony Blair : pragmatisme et croyance en l’UE.
Auj. actions autonomes.
Crise du Kosovo : Otan sans NU car veto russe
Crise Irak : position fr : on ne peut pas ne pas passer par NU.
Otan : existence d’un veto.
Pression populaire dans certains pays européens not. suite au scandale (ex : bavure de l’ambassade de Chine.)
Etat major américain proposait les cibles à la vidéoconférence tous les nations avec tous les chefs d’Etat et gvt, qui posaient leur veto. Donc pb car US sont gênés alors que sont les seuls capables d’agir (équipements militaires), et en plus c’est en Europe.
Bilan : Otan ne fonctionne pas.
Le fait que les européens investissent si peu que se creuse le fossé technologique, rendant l’Otan inopérationnel.
C’est donc à ce moment là (et pas à l’arrivée de Bush) que les néo-conservateurs, les militaires am, les chercheurs ont commencé à crier que les Us pour défendre leur intérêt ne devaient plus être lié avec une organisation mais créer des org ad hoc : c’est la mission qui définit la coalition et pas l’inverse.
Refus après le 11/09 d’actionner l’Art 5 de l’Otan.
Juin 99 – Conseil euro Cologne – a décidé de reprendre à son compte la déclaration de Saint-Malo.
Déc 99 – Conseil euro Helsinki – rédaction de l’objectif global d’Helsinki : d qu’à l’horizon 2003 l’UE doit être capable de déployer 60 000 hommes dans un délai de 60j, et de les maintenir sur place au moins 1 an.
Paradoxe : ils se donnent 4 ans alors que : les pays euro dépensent 200 Mi€. L’ensemble des soldats européens : 2M de personnes.
Cf les tableaux 1 et 3, 4.
Les Etats européens dépensent – et de moindre qualité (tableau 5 : D des personnels sont nettement supérieures aux D d’équipement car coût de la professionnalisation tardive des armées)
Objectif renouvelé : Objectif global d’Helsinki 2010.
Conseil européen de Laeken – Déc. 2001 : déclaration de l’opérationabilité de la Df européenne (objectif de 2003 atteint) + D de l’élaboration d’une Convention pour C. 1 dres groupes de la Convention traitait des q de Df : groupe 8, présidé par le commissaire européen Michel Barnier : avancées remarquables en matière de Df :
. proposition d’une clause de Df mutuelle (signe de solidarité pol très fort), .
. Les Etats le souhaitant peuvent créer des coopérations structurées
. Naissance d’une agence européenne de la Df (AED) pour tous les pb de la Df en matière d’armement (car domaine délicat politiquement, marché très fragmenté…)
// rédaction C : Afghanistan + Irak (où fortes divergences au sein de l’UE – Si UE = Etat ; UE aurait suivi US). Déchirements au niveau politique.
Mais la Convention a fait des avancées en matière de Df.
Si la C européenne n’est pas appliquée, certaines mesures ont été activées.
Ex : AED depuis janvier 2004. Les Etats européens, malgré aff Irak, ont conscience de eur retard et de la nécessité d’aller de l’avant.
Europe de l’armement : jonction des 2 échelons pol et industriel.
Dans 90’s, aux US puis Europe, mvt de concentration des industries de la Df.
Europe : 4 : EADS ; FinMettalica ; Thales (ent franco-britannique) ; BAE system (ent brit).
Fragmentation énorme. 25 armées différentes.
Regroupement d’abord des ent aéronautiques car les dépenses de recherche et de développement sont énormes.
La France est le seul pays européen a pouvoir créer un avion de combat mais si elle a l’expertise, elle n’a plus les moyens financiers.
Pb industriel, en raison notamment de l’obsolescence et de la nécessité de toujours actualiser, connaît la même problématique que le pb politique (difficulté d’avancer).
Séance 2
Echec de la CED bloque pdt 50 ans les traités de défense.
Cons : Traité de Rome : Art 223 (296) : affirme que les activités en matière d’armement (prod, cce, acquisition) sont exclus du processus d’intégration européenne. Dérogation au traité. Les Etats ont préféré ne pas souhaité insérer dans le processus d’intégration la question sensible de l’armement.
AuJ, encore valable. Débat à Bruxelles pour le restreindre.
Chaque fois qu’appel d’offre ou achat d’armement, les Etats ne sont pas obligés de faire de la mis en concurrence. Ainsi possibilité de subventionner son industrie de défense.
Cet art a favorisé la fragmentation nationale car a empêché la naissance d’un marché européen de la Df (les marchés sont restés cloisonnés). De + pdt longtemps, cette façon d’opérer sur le marché de l’armement a empêché la naissance de coopérations transfrontalières.
La faillite de la CED et l’insertion de cet art a donc exclu tte coopération européenne > Dépendance des Etats européens des US à travers l’Otan pour la défense européenne.
2 exceptions : France et GB : Permanent CS/ Politique de puissance.
Le budget européen a un niv inférieur à celui des Us.
Pb pour l’UE :
. Quand indu national, dév de standards, de concepts nationaux. (Job de l’Etat major au sein du ministère de la DF).
Difficulté d’harmonisation.
Otan a essayé une harmonisation dans 50’s, mais a failli.
Au sein de l’UE, 25 tendances différentes. Si leadership : 2 candidats aux conceptions radicalement différences.
. De + élargissement récent et à venir. Or les opinions pub, les sensibilités des nouveaux Etats (ex : Pologne) sont différentes car souveraineté retrouvée récemment + sécurité est un enjeu vital.
. Dichotomie Otan/UE : Défense/ Eco. Iv pol + important dans l’Otan, ce qui veut aussi dire que adoption des standards, suivi de la doctrine.
Ex : achat de matériels américains (choix rationnel mais non compris par France).
Ex 2 : soutien Pologne à la Guerre américaine.
. De + pour l’All reconstruction militaire avec US donc liens entre les pays (formation)Divergence entre le discours européenne de soutien à l’Europe de la Df et le cadre d’évolution naturelle .
. 6 pays seulement disposent d’une indu de la Df : France, RU, All, Italie, Suède et l’Espagne = 90% de la capacité industrielle de Df européenne.
85% du budget de DF européen
98% des dépenses en D&R en matière de Df.
Définition d’un programme d’armement > Développement (=R&D) > Production en série.
La phase de développement est très coûteuse. Lors de l’achat, une partie seulement de R&D est payé, d’où la difficulté d’une industrie nationale seule.
Il faut intéresser les autres pays.
Les industries de la Df des pays de l’Est sont très spécialisées, car forte division du travail voulue par l’Union soviétique.
Certains pays n’ont pas du tt d’industrie (ex : Autriche).
Entre les 6 pays, divergences fortes notamment culturelles.
Ex/ GB privatisation (pour le meilleur prix) # contrôle étatique très fort de la France sur les indu de la Df considérés comme stratégiques.
Lobbying a débuté seulement au début 90’s quand les budgets de Df ont chuté et qd restructuration des indu am.
A ce moment là, les indu européennes ont compris que sinon absoprtion par les enta m ou marginalisation.
Coopération a débuté dans les 60s avec les transales puis les tornados. Au départ, limitation à l’Aérospaciale qui est le secteur avec le + de R&D # secteur naval et terrestre : pas de coopération majeure jusque dans 70’s.
Lq pas de coopération : recours à un traité spécifique pour le developpement de ces programmes et division très figée des charges de L des différents partenaires pour que chaque pays puisse avoir un retour indu équivalent à l’Iv initial dans le programme : p du juste retour. Ce p a été un frein car allongement du temps, du cout du programme pour confire une tache à un pays.
Enorme bond technologique aux Us a nécessité une coopération. Us sont rentrés conceptuellement dans la G en réseaux. Ex : Irak.
2 leçons pour UE:
. La G en réseaux marche très bien jusqu’à qu’il s’agisse de détruire un pays.
G couteuse. Equipements très sophisticés. Donc besoin d’améliorer les équipements de façon de + en + rapide. Pb : pas de budget suffisant. Donc sol : augmenter la coopération.
Défis actuels et futurs :
. Réforme du secteur des acquisitions.
Nécessité de l’interopérabilité des armements et de leur performance.
Doctrine britannique : aucune op majeure ne sera effectuée sans Us. Donc dans l’achat d’armement, recherche de l’opérabilité avec Us. A terme, cela pourrait conduire à une exclusion de la GB.
Pour une inter opérationnalité, il faut les mêmes besoins et de calendrier. Les besoins tendent à se recouper mais sont décalés dans le temps donc frein à une potentielle coopération.
Gestion + performante des traités d’armements pourrait réduire le budget. Il faudrait une centralisation des acquisitions européennes cd dépassement en partie de l’Art 296 cd en ce qui concerne en 1er lieu les domaines non stratégiques (art utilisé seulement auj. pour la protection des indu nationales – ex : France : applique même pour uniforme, nourriture).
La France refuse d’élargir la dissuasion nucléaire à l’Europe car sinon mutualisation de la d (même si mutualisation de budget).
. Réformer le système de Recherche européenne pour :
. Éviter les duplications.
. Éliminer la dtt entre recherche civile et militaire car elle n’a pas d’impact entre pratique. Dtt politique : la recherche militaire est confiée au ministère de la Df.
. Concurrence du marché :
Il faudrait un marché commun d’équipements de Df avec des règles communes. Ceci augmenterait la concurrence au sein de l’UE, la taille du marché pour les industriels
> Faillite des indu pas performantes et renforcement des meilleurs indu
+ Le fait que les indu européennes seraient + concurrentielles :
Boeing : Marché am.
EADS : marché France, All, Espagne. Est obligé d’avoir des divisions avec chacun des ministères de la Df pour des exigences particulières. Désavantage important.
. Exportation :
. Chaque pays européen a un régime de contrôle de l’exportation de l’armement, législations adoptées suite aux différentes sandales (livraison à des régimes dictatoriaux ! prise de conscience à la G Iran-Irak : fourniture d’armes en essayant d’obtenir la paix).
. Chaque pays fait son propre démarchage pour vendre ses armements (ex : Chirac en AS).
Opportunité de mutualiser
. Capacités
Révolution dans l’appareil militaire am > passage d’une réflexion en termes de forces (face Urss) à une réflexion en termes de capacité (mission).
Processus en court en Europe et qui pourrait permettre des économies importantes.
Ex : dissuasion nucléaire a 3 formes : aéroporté, missiles … Or si on recherche la capacité nucléaire, elle peut être satisfaite par les 3 moyens, donc inutile d’avoir les 3.
Pour obtenir la capacité, il faut une planification des forces armées. Mais différence importante entre les Etats membres. Seuls les 6 ont commencé à réfléchir sur une approche capacitaire.
De + chacun a sa définition de la capacité : reprise de celle de l’Otan, invention de sa propre notion (France).
+ Une planification capacitaire différente dans le temps : prévision de 30 ans pour la France ; 15 ans pour All et Italie.
Conclu: Avant la construction de l’Europe de la Df et l’armement, il faudrait la définir cd.
Définir les capacités stratégiques et les soumettre à un régime semi concurrentiel
Définir les capacités moins stratégiques et les soumettre à la concurrence.
L’UE est le cadre le + adapté.
Quels efforts dans 90’s ? auj ? pour le futur ?
Tté M : création PESC. Cela appelle aux q militaires : cf. la Déclaration n°30 (dans le tté) sur l’UEO : les aspects militaires liés à a PESC devaient être gérés par l’UEO. L’UEO était chargé de formuler une politique de Df européenne commune après avoir dév son rôle opérationnel. Elle évoque la possible émergence de l’Agence européenne d’armement > cela a donné les GEPI (groupes européens indépendants de programme).
Les GEPI sont nés au sein de l’Otan pour avoir un forum de sécurité.
En 92, transfert d’activité à l’UEO. Elle les renomme GAEO.
Elargissement progressivement aux autres membres de l’UE.
Objectifs/organisation du travail : cf. Photocop.
Structurelle ielle : chaque membre a les mêmes droits. Parité.
Organe suprême : le conseil des m de la Df. Réunion annuelle pour faire le point de la situation.
Pour aller de l’avant : création d’un groupe ad hoc d’étude (experts indépendants) pour créer l’agence européenne d’armement. Ce groupe d’étude a rédigé jusqu’en 1996 un rapport annuel pour dire que les cdts pas remplies. Réunion des m Df qui ont refusé le rapport de déc 96 (cdts remplies) mais ont décidé de rédiger un autre organisme : OAEO. Différence : la personnalité juridique. Donc prise de d possible. Rédaction d’une charte car organisme juridique. ART 6 : même chose.
Séries d’instruments : études indépendantes en R&T (en pratique, elle s’est concentrée sur ça), sur la q des procédures d’acquisition, sur BITD.
L’OAEO a aussi créer un autre groupe pour préparer la naissance de l’AEA.
Présentation aux m de la Df en 2002 : nouveau refus. Dissolution du groupe.
Les 2 organismes n’ont jamais fonctionné car pas soutenus par les m de la Df. Forum de discussion. Tous les membres avaeint les mêmes droits donc les 6 ont marginalisé leur participation à ces organismes et à instituer des autres structures.
De +, l’OEAO ne gérait que 2% des R&T alors que c’était son activité ppale.
Auj. OEAO est toujours existante. Fonctionne comme une simple instance de recherche : étude de la faisabilité de programmes. Elle devrait être absorbé par l’Agence de la Df.
Leçon GAEO ?
Méthode intergvtale peut se justifier par les int stratégiques mais ne fonctionne pas.
Il faut une volonté politique pour un mandat fort à l’organisation, des ressources subséquentes. Le processus de d doit être fonctionnel (pas de droit de veto).
Bcp de rédactions de déclarations d’ouverture du marché de df. Signature mais pas application car pas juridiquement contraignantes.
Nécessité d’une structure + flexible.
Dès 96, France et ALL proposent une structure commune pour la gestion des programmes de coopération.
Juillet 96 : association de l’Italie et GB à cette démarche.
Nov. 96 : création de l’OCCAR, mais fonctionnement seulement en 2002 (difficulté de ratification).
Différence : l’objectif est moins global. Ciblage sur la gestion des programmes.
Nouveautés :
. Chaque projet géré : équipes transnationales.
. Pour atteindre l’objectif du P du juste retour : application pluriannuelle et multi-programmes. (cd p sur une base + flexible).
Utilisation de programmes all pour tester les structures. Puis on lui a confié la gestion de programmes. Auj. montée en puissance : gestion de programmes importants : A400M (Airbus400militaires) + frégates multi-missions (les FREMM) : elles sont franco-italiennes : c’est le + grand programme de coopération navale lancé en Europe (27 frégates prévues).
2003 : entrée de la Belgique/ 2004 : Espagne.
Organisme qui marche relativement bien mais qq pb. Il faudrait pour un fonctionnement optimal qu’il gère tt les programmes. Il serait alors le forum unique et suppression des disortions (entre chaque m de la Df qui fait du lobbying pour ne pas déléguer à une structure internationale – le DGA en France). Son pb : le manque d’autonomie : ce sont les Etats qui décident quels programmes lui confier. Auj. ce sont uniquement des programmes antérieurs à l’OCCAR donc élaborés selon un p intergval.
Séance 3 :
LOI = LDI (Lettre d’intention)
La LOI a été crée en 98 par les 6 ppx pays producteurs d’armement en Europe (GB/ France/ All/ Espagne/ Italie/Suède).
Moment où commence à s’opérer des fusions transfrontalières donc nécessité d’une réglementation + souple.
Accord-cadre signé en 2000 puis ratifié > mise en place effective fin 2003.
Cet accord-cadre couvre 6 domaines :
1 : Sécurité des approvisionnements
Les Etats signataires ont reconnu que les restructurations transfrontalières pourraient amener progressivement à des compétences nationales et donc à une dépendance mutuelle (car élimination des doublons) > Obligation de ne pas faire obstacle à la fourniture des matériaux produits sur leur territoire > But : confiance mutuelle.
De +, les ent. des 6 pays ont même listé les priorités de réaffectation en cas de crise.
Le système fonctionne mais chaque Etat est resté libre pour appliquer la procédure.
2 : Procédures de contrôle des exportations
Chaque état a une loi nationale pour réglementer les exportations car 90’s, mouvements de plusieurs ONG pour le vote de loi en ce sens. Chaque année, rédaction d’un rapport sur l’exportation des armements, voté par le Parlement (consultable).Mais ces lois sont restrictives car votés sous la pression des opinions publiques.
France exporte pour 4 Mi euros. Mais elle a du retard dans les rapports.
Donc les 6 > création de la licence globale de projet, pouvant être appliquer en coopération. Transit possible libre sur les 6 territoires. Embryon de marché européen.
Cons : besoin également de règles d’exportation communes. (ex : une interdiction pour le Rwanda – le cas à l’époque – il faut être sur que tt le monde respecte) > Pour tte exportation envers un pays non membre, rédaction d’une liste des exportations autorisées.
Ex : AS était sur la liste pour l’euro-fighter.
3 : Sécurité des informations classifiées
Secrets industriels.
Réglementation des sites industriels.
Des protocoles ont été établis pour la transmission des info classifiées.
4 : Les Etats se sont juste accordés sur un échange d’informations.
Avancée modeste mais utile car les Etats recherchent la même technologique.
5 : Traitement de l’information technique
Domaine similaire au 3.
Il s’agit de développer des standarts en matière de propriété intellectuelle pour l’appartenance des nouvelles technologies. De +, chacun a sa loi et le titulaire du droit est différent : Etat, ent.
Le choix a été fait de donner le droit aux ent ; les Etats touchent des redevances pour ces droits de propriété
6 : Harmonisation des besoins militaires
Tentative de créer une base de donnée dans laquelle chaque pays apporte ses informations. Une cellule de la LOI étudie les informations et identifie les besoins communs et propose un programme en coopération.
La LOI souffre de plusieurs pb :
la structure institutionnelle
Elle dispose d’un comité exécutif. Il se réunit 4 fois par an pour prendre des d. Il est composé par des militaires envoyés par les différents ministères de la Df ; mais ce ne sont ni les ministres, ni les directeurs généraux cd donc des personnes qui n’ont aucune cp de décision.
a été trop rapide
En cherchant à faire rapidement, on n’a pas créer de véritable système commun (loi européenne) : on n’a seulement cherché le + petit dénominateur commun (= compatibilité des systèmes). Donc pas de résolution des pb, et puis finalement mise en place qu’en 2003 car la ratification a pris du temps.
les processus LOI
Ils ont été lancés uniquement par les Mindf. Or cela touche aussi les q technologiques, fin, de pol industrielles (emploi…). Cela aurait bien d’associer des autres ministères.
La LOI n’est pas la naissance d’un marché euro des équipements de df mais embryon. Cela nous donne l’enseignement que sans une volonté pol forte, on n’arrivera pas à résoudre les pb de l’Europe de l’armement.
Attention : LOI = coopération de 6 Etats.
Mais il existe également des initiatives en matière d’armement à 15.
La commission n’a pas son mot à dire Cf. ART séance 1.
A partir de 95, réflexion sur la thématique de l’armement.
Mais la commission pensa voir une légitimité car formation d’un marché.
Donc elle s’est concentré sur la Df : q des fusions
+ Sur les exportations pour des règles communes.
4 instruments :
- POLARM (politique des armements)
COREPER. (Comité des représentants permanents). En leur sein ; d en 95 de créer une cellule pour s’occuper des q de l’armement = POLARM.
Etude. Concentration sur des q bien précises. Ex : transfert d’armements.
Puis définition commune des spécificités du secteur de la Df. Ses conclusions :
. Le secteur est spécifique car tient compte de considérations stratégiques et de sécurité.
. car les 90% de la production était concentré dans 5 Etats (Exclusion de l’Espagne)
. Les Etats membres sont à la fois les propriétaires et clients de l’indu d’armement.
. Les valeurs technologiques à long terme.
. Confidentialité des informations (importance du secret d’Etat)
. Enormité des coûts en matière de Df et de Dév > nécessité des aides d’Etat.
. Synergie croissante entre les technologies civiles et militaires.
Attention : les personnes du Conseil répondent devant leurs Etats. Si les conclusions avaient émané de la commission, on serait allé + loin. Ex : aides d’Etat. Commission est c/.
Les Etats membres essaient toujours de faire rentrer dans la sphère de compétence du conseil car on reste dans l’inter-gouvernemental et pas dans le communautaire.
POLARM: échec > La Commission a commencé a lancé des communications (pas de portée). Rédcation de livre blanc, vert.. qui tombe à l’eau !!
Donc la Commission a décidé de se concentrer sur exportations de l’Europe de l’armement car s’était déjà interessé aux équipements de double usage.
En 94, elle s’était doté d’un régime unique d’exportation des équipements à double usage. D du conseil européen. Et fctnnement assuré par la Commission (licence…). C’est un peu le modèle de ce qui pourrait être fait pour les équipements de la Df.
Face au succès des équipements à double usage. Elle a commencé à lancer une discussion pour des règles communes = un code de conduite. Mais en matière de DF comme tjs, appropriation de l’idée par le conseil. Mais comme soutien des opinions publiques, le conseil a été contraint de se doter d’un code, qui est politiquement est contraignant mais pas juridiquement. (l’Etat sera responsable politiquement devant le conseil).
Code avait pour objectif la hausse de la transparence + des standarts-n minimales :
. Tout Etat membre s’engage à respecter les d d’embargo de l’ONU (embargo) mais aussi de l’UE et les accords de non-prolifération.
. Respect des DH (si pas, pas possible d’y exporter)
. L’attention à la situation intérieure du pays.
. La préservation de la paix, stabilité régionale
. Respect de la sécurité des pays membres de l’UE, et des pays alliés et amis.
. Faire attention aux comportements extérieurs des Etats
. Capacité de réexportation
. Comptabilité des armements (dans leur montant) avec la situation économique et sociale du pays.
- PCRD programme cadre de R&D
C’est le + gros financement européen de la défense civile.
Il a été crée en 84. D que la commission aura un budget de 4 ans (renouvelé) sur ces questions. PCRD n7 va être votée, cette année.
PCRD6 (2002-06) : 18 Mi € (donc acteur majeur). Objectif : créer un espace
Attention : financement que de programmes civils. Mais on crée un espace aéronautique, ce qui permet indirectement des équipements duals. De + contexte de réduction budgétaire des Etats. Stratégie de la commission : acquérir une place en finançant des projets.
2003 : Vote d’une déclaration sur l’importance des R&D.
- code de conduite pour les exportations des armements
- Régime d’exportation des équipements à double usage.
Bilan > Pb : pas de stratégie commune entre les différents acteurs.
Il faudrait qu’on utilise dans les différents forums pour avancer.
Agence européenne de la Défense.
Art 1-41 C européenne. Inscrite dans le projet de C en juin 2003. Précédé de 3 déclarations bilatérales (France-All/ GB-France / Italie-GB).
En juin 2003, conseil euro de Thessalonique avait trouvé un accord pour la naissance de l’agence. On est dans le même période de la publication de la stratégie européenne de sécurité de Solana, et d’applications pratiques sur le terrain via la PESC : opération Artémis.
+ division de la Crise irakienne.
Cet article de la C affirme que les Etats s’engagent à améliorer de façon progressive leur capacité militaire > Institution d’une agence pour les y aider.
Présidence hollandaise du 2nd semestre 2003 propose de dissoudre le GEAO pour le faire converger avec l’agence. Acceptation.
Démonstration de l’éffficacité de la volonté politique. C’est sous la présidence grecque qu’est voté la création de l’agence. Le 1er m grc s’était particulièrement investi (la Grèce est le pays qui s’investit le + pour la sécurité euro car Turquie).
Création d’une cellule de préparation. Pb apparaissent car divergences sur les fonctions de l’agence (France : veut qu’elle fasse tout/ GB le moins possible/ All : rien car pas de budget).
Les groupes préparatoires arrivent à un accord.
. Regroupement de tous les Etats membres.
. L’Agence assiste mais sans porter atteinte à al souveraineté et compétence en matière d’armement.
. La commission euro doit être pleinement associée aux travaux (c’est la nouveauté).
4 objectifs : cf. photocop.
Groupe ECAP.
Conseil euro d’Helsinki 1999 : d d’une Force européenne d’intervention rapide de 60 000 hommes. Pour y arriver, convocation en 2000 d’une conférence d’engagement des capacités militaires. Dc rédcation des capacités dont on a besoin + une liste de chaque Etat sur les capacités qu’il pouvait ou voulait apporter
Manque capacitaire dans plsieurs domaines
Cons : lancement en 2001 des groupes ECAP, chargés de travailler à ces gaps capacitaires.
Auj. on était fusionné pour la plupart avec l’Agence (4 objectif se fait selon la même loigqiue que ces groupes).
Le GEAO a été absorbé par l’Agence.
L’OEAO devait l’être d’ici 2007 maximum.
L’OCAR : réflexion à la possibilité d’un lien permanent avec l’Agence qui se charge de toutes les possibilités de programmes, l’Ocar se chargeant de la gestion.
La LOI : c’est plus compliqué car elle répond à des demandes spécifiques de pays.
Otan : pb car l’agence effectue le même travail que la cellule de planification et recherche technologique de l’Otan, qui a de +, + de moyens. Pour l’instant, la France a imposé sa ligne : seul un lien institutionnel, l’Agence est totalement autonome dans sa gestion.
Budget Agence : 2004 (pour le lancement) 2M€/ 2005 : 15M dont 10 dépensés pour la mise en conformité des bureaux (ex : cryptage de lignes pour éviter l’espionnage).
80 personnes sont employées mais les objectifs sont trop lourds.
Tentative d’améliorer les limites vues précédemment :
Structure de l’agence.
. Comité de direction se réunie au niveau des MinDf, donc échelon important ; + un représentant de la commission euro (qui se trouve donc associée).
Il détermine les actions et programmes. Il décide des budgets.
. Chef de l’agence : Ht Rpstt PESC. Il est personnellement responsable des objectifs de l’Agence
. Directeur de l’agence. Bataille Paris/ Londres. Candidat britannique a été retenu Whitney.
Processus de d : Majorité qualifiée et pas l’unanimité. C’est la 1ère fois que pas de veto en matière de Df. Attention : existence d’un système de freins d’urgence : on repasse à l’unanimité si int national mis en danger. L’Etat doit le justifier politiquement.
Agence est un pas en avant. Bcp d’espoir de la part des industriels.
Restent des interrogations :
. divergence sur l’étendue de ces fonctions.
. Financement. Budget annuel et limité. Réflexion sur la possibilité de les accroître. Peut-être une contribution sur la base du PNB.
. Les rapports avec la commission euro. Un Tandem équivaudrait à une montée en puissance.
24 et pas 25. car le Danemark a une dérogation (out-lock) en matière de Df.
Dernier instrument.
Septembre 2004 : la commission publie un nv livre vert sur l’Art 296. Proposition non pas l’abrogation mais de revoir ses procédures d’utilisation pour les optimiser. 2 propositions :
. Une communication interpréta vive de l’Art par elle-même
. Rédaction d’une nouvelle directive spécifique au marché de Df.
Dans les 2 cas, d de la commission euro.
Donc contre-proposition des Etats : un code de conduite, pas juridiquement contraignant, pour faire converger la pratique des Etats dans les équipements : ouverture des appels d’offre à la concurrence (européenne) ; affirmation de l’égalité de traitement pour les industriels ; affirmation de l’obligation de rechercher la compétition entre les professionnels d’armement.
Va entrer en vigueur le 1er juillet 2006.
Un pas en avant mais pas encore juridiquement contraignant.
Séance 4 :
La 1er ent. EADS (franco-all-esgnol). Siège néerlandais. CF.liste pour le classement.
Considérations d’ordre pol qui font que la relation trans-atlantique US-UE a bcp changé. Q : Plus grande intégration ? Un marché ? Ou la constitution de 2 grandes forteresses.
Marché intégré car
. Bénéficier des économies d'échelles.
Mais c’est le 2nd scénario qui semble prévaloir. Cela dépend :
. De la volonté européenne de créer la PESC et de se doter des moyens autonomes.
. Un certain unilatéralisme politique + une conception de leur politique industrielle, économique et technologique avec des règles strictes en matière d’Iv en provenance de l’étranger, de contrôle des partenariats des ent. agissant dans le secteur de la Df.
Ne pas oublier que c’est les US qui a reconstruit les industries européennes : transfert de technologies qui leur a permis d’avoir des industries autonomes (All/Italie). La relation GB/Us en la matière est essentielle not. sur le plan nucléaire (dév d’un programme en commun).
Planning stratégique et militaire : même vision Us et UE dans la GF, qui s’est construite au sein de l’Otan, forum unique pour la défense de l’Europe.
A la fin GF, la vision US est devenue + globale.
Renforcement des capacités de déployabilité car les interventions am des 90’s (Somalie, rwanda, haiti, irak et surtt dans les Balkans). Donc les planificateurs am se sont dits qu’ils devaient devenir + mobiles, + agiles et + flexibles. La RMA (Révolution dans les Aff militaires) = application des nouvelles technologies civiles au sen des batailles.
UE : les pays européens ont eu de + en + une approche régionale ; et si approche = approche seulement économique.
Pas de role au PO-MO.
De + la plannification pourrait se définir comme influencée par les effets d’inertie. Achat de matériaux datant de la GF car pas d’agilité industrielle et les finances pour assurer la convertibilité.
2 tournants :
. Sommet de Saint Malo
. Intervention militaire au Kosovo - 1999.
Gap s’est creusé entre US et UE. Nécessiter d’IV pour les 2nds. PESC. Pol de rattrapage capacitaire avec les objectifs d’Helsinki.
Mais concurrence de l’Otan : même initiative avec la DCI (Defense capability intiative). .
La différence : combler les capacités dans un cadre euro : consolidation au travers des prog européens. Si on le fait au sein de l’Otan, on consolide des progr transalt (cd Us) pour les standarts, les coopérations.
France préfère encire l’UE # certains pays : Espagne (Aznar), Italie…
Autre différence UE/US : Budget : en chute libre/ montée en puissance.
Pour UE : c’est un pb politique euro mais aussi am avec la problématique du fardeau partagée. Les Am accusent les Euro de ne pas assez partager la charge de la responsabilité.
Objectifs Helsinki font sourire les Am car le gap à couvrir est trop grand. Coût très important.
2 types de différences :
. Le Pentagone peut compter sur 3 à 4 grandes industries qui ont un tissu bcp + développé. Cf. Liste. Bon partenariat > centralisation des programmes, marché énorme.
. Les Us investissent massivement dans les programmes de R&D. Les Euro ont réduit énormement leur budget de la matière.
On ne peut pas parler de gap technologique car la RMA est seulement l’application des technologies civiles dans le domaine de l’armement. Or les Euro ont un très bon niveau dans ces dernières [civil].
A partir de 94, Le Pentagone, dans les départements de la défense, réunion des industriels de la DF pour créer des pôles d’excellence > 4 à 5 ent.
Le Gvt am a accompagné le processus en faisant des exceptions à la législation anti-trax.
Mais également sont intervenus pour freiner le processus de fusion-acquisition pour ne pas qu’il y est une trop forte concentration.
Même chose en France. Mais ce n’est qu’à la fin 90’s que l’on est arrivé à des fusions transnationales.
Marché euro est devenu – attractif pour les US qui craignent les baisses de budgets, les annulations des progr, alors que la totalité des ent. euro essaient de pénétrer le marché am pour postuler aux appels d’offre.
Avec les attentats du 11/09, il y a eu un durcissement de la pression am. (Doctrine modifiée dès 90’s : la QDR : mise à jour de la doct en matière de DF tous les 4 ans). QDR de Clinton a été durci lors de la nouvelle QDR en 2001 : pas de dépendance industrielle d’ent. étrangères (héritage GF : peur de trahison au moment du déclenchement du conflit et/ou perte des transferts de technologie). Les commissions AF du Sénat et Congrès (d pol) décident si une ent. peut s’implanter sur le terr am. Refus systématique des ent. fr.
Idem pour la réglementation am pour les transferts technologiques dans le monde. Or lobby de l’armement important. Réglementation est de + en + stricte. Un seul programme majeur menée en coopération US et UE : JFS.
On va vers nos deux forteresses car le prog JFS devait marquer une révolution en matière de coopération. Cf. Doc. Les Us avaient déjà connu un succès avec son avion de combat F16 précédent.
US avaient promis lors du démarchage des Etats européens : Renforcement de la base industrielle transalt, accès aux technologies clefs de l’appareil. Arguments financiers, capacitaires.
Un besoin : renouvellement de leur flotte marine pour les 3 corps armées > d’où les 3 versions du JFS.
Pentagone décide de fusionner les 3 projets > Naissance en 95 du progr. JFS.
GB est le 1er pays qui s’embarque sur le sujet.
Les US ont fixé les règles et not. celle que l’attribution des ctts ne devait pas répondre à des logiques pol mais à un souci d’excellence. GB Ok. Les 2 sont persuadés de remporter assez de ctts pour rentabiliser.
2001 : début sign. Ctts très importants pour les RU (Engagement d’achat de 150 appareils…)
Avec les Italie/ NL : on comprend pq la France critique ces pays européens qui Iv dans des programmes transal car c’et moins d’argent dans les progr euro.
1ère Ent retenue : Locckeed Martin = maître d’ouvrage.
M de l’industrie brit. Etude : 5000 emplois créés sur le sol brit. Avenir de l’indu de Df GB se situait dans la convergence des ent. am. Donc une solution transal tel JFS aurait permis de maintenir leurs parts de marché et leurs compétences dans leurs pôles d’excellence> Engagement dans le progr au titre de partenaire de niv 1. Autre retour indu promis : Rolls Royce avait acheté Allison, et on lui avait promis des parts pour le dév des moteurs.
Mais pb de dév.
. Us réduise leur cible et nombre d’achats.
. Lockheed Martin = maître d’ouvrage n’a pas su respecter les cahiers de charge not. au iv des coûts. Surcoûts car surcharge pondérale de l’appareil. Autre Pb : les Us ont décidé de manière autonome de l’allongement à opérer.
. Retard dans la conception et donc dans la livraison. Devait être dispo en 2010 ; mais pas avant au moins 2013. Pb : les partenaires euro sont ennuyés car en ont besoin ; mais Us ne s’en sont pas souciés.
Les tensions GB/Us ne cessent de monter car d Us se font sans jamais consultation des Brit.
Crise assez importante alors qu’au départ idée de coopération. Les Us ne veulent pas non plus donner les codes sources des appareils, y compris à leur partenaire de niveau 1 = GB.
Les Européens sont en train de s’organiser pour obtenir le meilleur des US. Un retrait théorique des Etats européens du programme JFS est en effet encore possible. Mais organiser un front commun reste difficile car lutte intra-européens.
Perspectives futures : JSF a été analysé comme un moyen de drainer les budgets euro vers un prog transalt (car Us ont fait bcp de promesses), et non un prog euro.
Bénéficier de financements euro.
Si pas de coopération réussie, constitution des 2 forteresses.